Événements à venir

La Grande Maraude du 24 Novembre 2019
Sun, Nov 24
Place de la Bourse
Nov 24, 2019, 2:00 PM
Place de la Bourse, Place de la Bourse, 75002 Paris, France
Le 24 novembre aura lieu la 1ère Grande Maraude 2019-2020. Le principe est simple: 100 personnes environ quadrilleront Paris pour apporter leur aide à des bénéficiaires en distribuant nourriture, boissons, produits d'hygiène et vêtements et en entamant un dialogue. Inscrivez vous : places limitées!
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LA VIE ASSOCIATIVE

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NOS VENTES DE GÂTEAUX

À travers cette initiative, notre but est de financer la sortie annuelle avec les enfants du pôle Scola. C'est aussi l'occasion pour nos membres de se mettre aux fourneaux pour produire les meilleurs mets culinaires.

NOS VOYAGES

L'association tâche d'organiser un voyage pour ses membres chaque année. Cela nous permet de passer de bons moments prolongés les uns avec les autres mais aussi de découvrir de nouvelles cultures. 


En 2018 nous avons été à Franckfort, et en 2019 à Bruxelles.

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LES SORTIES

Nous nous retrouvons régulièrement pour partager des moments ensemble au cinéma, au musée, au restaurant ou encore
chez l'un.e. d'entre nous.
C'est l'occasion de  mieux nous connaître et d'entretenir la cohésion de groupe.
Plus que des bénévoles oeuvrant ensemble, nous sommes aussi une grande famille qui entretient des liens forts. 

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Les invisibles femmes sans-abri

Mis à jour : il y a 3 jours


Les Invisibles, c’est le nom d’un film de Louis-Julien Petit sorti en janvier, qui est une adaptation de Sur la route des invisibles, femmes dans la rue, de Claire Lajeunie. Car oui, si les femmes sans-abri sont moins visibles que les hommes, elles sont cependant très nombreuses. 2 sans-abri sur 5 sont des femmes, et dans la tranche d’âge 18 – 29 ans, elles représentent 48% des personnes sans domicile fixe. Si elles sont moins visibles, c’est en partie parce qu’elles ont plus accès à des hébergements temporaires que les hommes… mais c’est surtout parce qu’elles se cachent.



Une surexposition au risque d'agression sexuelle



En effet, au sein des personnes sans-abri, les femmes sont particulièrement vulnérables. Selon l’association Entourage, toutes les huit heures, une femme SDF est agressée sexuellement. Or, nous savons qu’aujourd’hui en France, seules 10% des plaintes pour ce type d’agression aboutissent à une condamnation.

« Les femmes sans-abri n'appréhendent pas l'espace public de la même manière que les hommes, à cause des violences qu’elles peuvent y subir. »

C’est bien entendu encore pire pour les femmes sans-abri, qui appartiennent à un groupe marginalisé, que l’on cherche parfois à dissimuler, voire à criminaliser. Ainsi, ces femmes vivent sans cesse dans la terreur, qui devient la norme pour elles.


Comme l’explique Françoise Khenfer, responsable du centre d’accueil et d’hébergement pour femmes sans-abri de l’Hôtel de Ville de Paris, « Les femmes sans-abri n’appréhendent pas l’espace public de la même manière que les hommes, à cause des violences qu’elles peuvent y subir. Elles se réfugient dans des endroits où elles se pensent cachées, comme les parkings ». Elle ajoute que ces femmes « ont besoin de lieux non-mixtes, rassurants pour elles ». Cependant, à Paris il n’en existe que deux, pouvant accueillir au total 100 femmes. Or, on estime que les femmes SDF sont plus de 7000 dans la capitale.



Un mauvais accès à la santé



Les violences sexuelles subies par les femmes, outre le traumatisme et la peur qu’elles entraînent, peuvent également être sources de maladies ou de grossesses non désirées. Aujourd’hui, 1300 personnes appellent le 115 chaque jour, sans que l’organisation ne puisse leur apporter de réponse. Parmi ces personnes, des femmes sans-abri renvoyées à la rue après leur accouchement, faute de moyens. L’association Agir Pour la Santé des Femmes (ADSF) souligne d’ailleurs que « Les hommes en situation de précarité ont cinq fois moins accès aux soins que la population générale. C’est neuf fois moins pour les femmes ! ».


La santé est donc un enjeu crucial pour ces dernières, et notamment l’accès à une hygiène convenable. Pour la plupart, se procurer des protections hygiéniques chaque mois est difficile. Freinées par leur prix, de nombreuses femmes renoncent à ces protections et cherchent d’autres solutions. Par exemple, elles utilisent le papier toilette des WC publics, mais nombreux d’entre eux sont payants.


Ainsi, mêmes celles qui parviennent à se procurer des protections adéquates peuvent ne pas trouver de lieux gratuits – et propres, et sécurisés… – pour changer de protection. Or, nous savons qu’il est dangereux pour la santé de ne pas le faire régulièrement. Par ailleurs, s’ajoute à toutes ces difficultés le fait que certaines subissent un dérèglement de leur cycle menstruel, voire un arrêt complet, à cause des divers traumatismes subis.



Nous voyons donc que le fait d’être une femme ajoute une difficulté supplémentaire au fait de vivre dans la précarité, et qu’il est nécessaire de la prendre en compte. Dans ce climat de prise de conscience des violences sexistes et sexuelles subies par les femmes, il est crucial de ne pas oublier ces femmes « invisibles », celles qui ne prennent pas la parole, qui n’ont pas les ressources pour porter plainte, qui ne se font pas entendre.




Mathilde Haulon

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